
Un rapport parlementaire sera présenté à Bercy ce mardi 13 janvier visant à mieux encadrer les « nouvelles dérives » de l’influence.
Un rapport parlementaire présenté mardi 13 janvier à Bercy vise à mieux encadrer les « nouvelles dérives » de l’influence. Ce rapport, consulté par l’AFP, a pour objectif de « faire appliquer le droit existant » et « combler les angles morts de la régulation », indiquent ses auteurs, le député socialiste Arthur Delaporte et l’ancien député Renaissance Stéphane Vojetta, architectes de la loi votée en 2023 pour réguler le secteur des influenceurs. « On observe une bascule des dérives vers d’autres plateformes, en particulier TikTok, mais pas seulement », a expliqué à l’AFP Arthur Delaporte.
Depuis la promulgation de ce texte, qui a oeuvré pour la transparence en matière d’identification des collaborations commerciales, les auteurs ont constaté l’émergence de formats de diffusion en direct (« live »), notamment avec TikTok Shop. Ces directs reposent sur des mécanismes de dons et récompenses virtuelles, créant de fortes incitations à la dépense, et facilitent la promotion de « produits contrefaits, dangereux ou non conformes », exposant les utilisateurs à des pratiques commerciales agressives, selon le rapport. Parmi les 78 recommandations, les auteurs préconisent de contraindre les influenceurs à exclure de leur audience les mineurs lors de la promotion de produits et services, et de les soumettre à un système d’autorisation préalable de vente.
Ils demandent en outre la suspension temporaire de TikTok Shop pour exiger sa mise en conformité avec le droit de la consommation. Le rapport propose aussi d’interdire le démarchage pour recruter des créateurs de contenus pour adultes, par exemple pour OnlyFans, et de proscrire la mise à disposition de fonctionnalités dopées à l’intelligence artificielle (IA) permettant de créer des images à caractère sexuel. Cette recommandation fait écho à la vague de protestations concernant les images dénudées générées par l’IA du réseau social X, Grok.